Fiches pratiques

Fiches pratiques 2017-09-07T13:02:40+00:00
Les experts du financement des PME 2017-09-08T10:02:40+00:00

Différents acteurs peuvent assister le chef d’entreprise dans sa levée de fonds. Certains sont incontournables, d’autres peuvent apporter un confort supplémentaire grâce à leur expertise et faire gagner un temps considérable au dirigeant.

Avocats (obligatoire)

Les avocats interviennent essentiellement dans la rédaction des documents juridiques (statuts, pacte d’actionnaires), nécessaires à toute levée de fonds.

Il n’existe pas de règle générale, mais jusqu’à un certain montant de levée de fonds (<100K€ environ) et si les associés sont peu nombreux (<5 environ) et de confiance, un pacte d’associés n’est pas forcément nécessaire. S’ils demeurent adaptés à l’arrivée de nouveaux associés, les statuts de l’entreprise, peuvent être conservés.

Intermédiaires en financement  (recommandé)

Recourir à un intermédiaire en financement a un coût, mais il peut faire gagner beaucoup de temps, et d’argent, lorsque l’on est accompagné d’un véritable professionnel. Au-delà d’un certain montant de financement (500K€ / 1M€), il est quasiment impossible pour un dirigeant de ne pas se faire accompagner par un professionnel.

Des « chasseurs » de subventions

Certaines sociétés se sont spécialisées dans la recherche de subventions pour les start-ups et PME. Faire appel à leurs services peut vous permettre de définir l’éligibilité de votre entreprise à ces subventions ou exonérations fiscales (Oséo, crédit impôt recherche, jeune entreprise innovante…), sans que vous ne vous lanciez à corps perdu dans cette aventure. Cela peut également vous faire économiser beaucoup de temps, en vous assistant dans la constitution du dossier, en le rendant conforme aux attentes des structures de financement. Vous devriez ainsi éviter de potentielles erreurs, qui seraient de nature à voir le montant de votre subvention revu à la baisse a posteriori, différentiel que vous devriez rembourser, ou à engendrer un redressement fiscal. In fine, le processus d’obtention pourra être accéléré et sécurisé grâce au recours à un expert.

Il est recommandé de rémunérer ces intermédiaires au succès, c’est-à-dire uniquement en cas d’obtention et après versement de la subvention ou de l’aide. Leurs honoraires sont normalement exprimés en pourcentage du montant d’aides perçu. Certains vont jusqu’à prendre 30% de la subvention, ce qui peut paraître relativement élevé…

Les chasseurs de subventions ne présentent tous des compétences égales. Il sera donc plus prudent de prévoir, dans leur contrat, une diminution, voire une annulation de leur rémunération, si jamais l’administration venait à revoir à la baisse le montant de votre subvention a posteriori.

Des courtiers en prêt bancaire

Des courtiers en prêt peuvent aider le dirigeant de start-up ou de PME à monter son dossier bancaire. Ils aident notamment les entrepreneurs à :

– rassembler en amont tous les documents qui seront demandés, afin de gagner en efficacité et en professionnalisme lors des premiers RDV avec les banquiers,

– préparer une demande de de financement réaliste, qui puisse avoir des chances d’obtenir gain de cause,

– revoir la présentation de l’entreprise, de son activité et à préparer le discours à tenir auprès de la banque,

– construire une business plan réaliste (ou plan d’affaires)

– modifier le premier plan de financement présenté, suite aux premiers retours faits par les banquiers,

– négocier les différentes clauses du prêt : garanties, caution, taux, durée…

Les courtiers en financement peuvent permettre de gagner du temps, étant donné qu’ils travaillent avec un réseau étroit de banquiers et sont rôdés à leurs pratiques. Leurs demandes sont en général traitées en priorité.

Leurs commissions étaient jusqu’ici généralement basées sur le montant de prêt obtenu (entre 1% et 2%). Les courtiers sont néanmoins de plus en plus nombreux à prélever une commission fixe. Leur rémunération est inclue dans les plans de financement.

Des sociétés de conseil en levée de fonds pour la recherche d’investisseurs

Les cabinets de conseil en levée de fonds peuvent aider les entrepreneurs à plusieurs niveaux :

– constitution du dossier de présentation. Ces cabinets aident le dirigeant à monter son dossier (executive summary, business plan) et à le présenter sous un angle qui plaira aux investisseurs. Ils assistent également le dirigeant dans la réalisation de ses prévisionnels financiers ;

– réflexion sur le montant de levée de fonds et sur les délais. Les leveurs de fonds aident à répondre aux questions suivantes, en fonction de chaque situation spécifique : combien faut-il demander aux investisseurs ? doit-on chercher ces fonds en une seule fois ou différer certaines dépenses pour réaliser des levées de fonds successives ?

– sélection des investisseurs appropriés. Les business angels et fonds d’investissement sont nombreux. Ces derniers ont néanmoins des critères d’investissement précis (secteur, stade de développement de l’entreprise). Un leveur de fonds aidera l’entrepreneur à identifier les investisseurs idoines ;

évaluation de l’entreprise. Les professionnels aident à réfléchir au juste équilibre entre éviter dilution des fondateurs, et ne pas faire fuir les investisseurs en présentant un prix trop élevé ;

– négociation des clauses du pacte d’actionnaires : quel pouvoir accorder aux futurs investisseurs ? quelle fréquence de reporting tolérer ?

– assistance dans toutes les phases précédant l’augmentation de capital.

En faisant jouer leur réseau, ces cabinets de conseil en levée de fonds permettent à l’entrepreneur de trouver des investisseurs plus rapidement et de façon plus certaine.

L’étendue de la mission des leveurs de fonds peut fortement varier d’un acteur à un autre, certains ne jouant qu’un rôle d’intermédiaire (trouver de l’argent), d’autres agissant davantage en accompagnateur sur l’ensemble de la stratégie de la levée de fonds.

Leurs honoraires sont essentiellement au « succès », c’est-à-dire qu’ils prennent un pourcentage sur le montant des fonds levés. La plupart y ajoutent également une rémunération fixe (entre 2K€ et 10K€), destinée à prendre en charge le travail d’accompagnement en amont dans la constitution du dossier de présentation de l’entreprise.

L’évaluation d’entreprise 2017-09-07T15:34:03+00:00

L’évaluation d’entreprise s’intéresse aux fondamentaux d’une entreprise et s’effectue sous deux angles d’approche :

– une analyse financière du bilan et du compte de résultat, au travers, notamment du chiffre d’affaires, des bénéfices, de l’endettement et de la marge.

– une estimation de la valeur extra-financière de l’entreprise. Celle-ci correspond à sa position sur le marché, ses avantages concurrentiels et ses perspectives de développement. Cette valeur immatérielle relève également de facteurs subjectifs, notamment de la perception que le marché peut en avoir. Par définition, cette approche n’est ni mathématique, ni statistique.

Les principales méthodes d’évaluation d’entreprise

Plusieurs méthodes existent et elles sont plus ou moins adaptées en fonction de l’activité de l’entreprise, de son secteur, des perspectives de développement… L’évaluation d’entreprise n’étant pas une science exacte, il est préférable de comparer deux ou trois méthodes afin d’avoir une vision plus juste de la valeur de l’entreprise.

Les trois méthodes les plus utilisées sont l’approche patrimoniale, la mesure de la rentabilité par les flux de trésorerie et l’approche comparative.

Méthode patrimoniale

L’évaluation de l’entreprise peut être appréhendée dans une logique de stock : quelle valeur est-il possible de réaliser en cédant tous les actifs de la société et en remboursant toutes ses dettes ?

Les start-up et sociétés en amorçage disposent en général de peu d’actifs. Leur valeur patrimoniale est donc généralement faible, sauf à avoir des brevets déposés.

Les PME déjà en activité peuvent avoir une valeur patrimoniale, dès lors qu’elles disposent d’actifs valorisables et cessibles (stocks, fonds de commerce, immobilier, brevets, machines…).

Méthode de la rentabilité par les flux de trésorerie

Cette démarche part du principe que la valeur d’entreprise dépend des flux qu’elle génère. Elle est égale à la somme des flux futurs (cash-flows) actualisés à un taux représentatif de leur risque. Cette méthode est communément nommée DCF (Discounted Cash Flow).

Sur l’amorçage, il est très difficile d’appliquer cette approche, étant donné l’absence de résultats financiers concrets. La valeur de l’entreprise peut seulement se baser sur un business plan, très hypothétique. On voit alors souvent des sociétés au chiffre d’affaires encore nul se valoriser plusieurs millions d’euros, avec cette méthode, ce qui n’est pas très réaliste.

Sur des PME en activité, qui disposent de résultats financiers positifs depuis plusieurs années, il devient plus facile d’estimer de façon raisonnable les flux financiers futurs. Dans ce cas, l’actualisation des cash-flows futurs est une approche pertinente pour déterminer la valorisation de l’entreprise.

Méthode des comparables

Cette démarche consiste à supposer que les prix pratiqués par le marché sont justes. L’analyse de la valeur de sociétés comparables (taille, secteur, marché…) permet d’approcher un prix de marché.

Cette approche peut se faire en appliquant à l’entreprise des multiples de chiffres d’affaires, d’EBE (Excédent Brut d’Exploitation), d’EBITDA (Earning Before Interest, Tax and Amortization), d’EBIT (Earning Before Interest and Tax), de résultat d’exploitation ou de résultat net, constatés au travers de :

– l’observation de transactions récentes (levée de fonds / cessions / transmissions / reprise d’entreprise)

– la comparaison avec des sociétés cotées, qui disposent en permanence d’un prix de marché.

Exemple d’évaluation d’entreprise :

Valeur de l’entreprise = chiffres d’affaires moyen sur les 3 dernières années x coefficient multiplicateur

Le coefficient (ou multiple) correspond à ce qui a été constaté sur d’autres entreprises d’activités et de taille comparables, lors d’une levée de fonds ou d’une cession d’entreprise.

Des méthodes d’évaluation d’entreprise adaptées à chaque situation

La théorie est riche de dizaines de méthodes différentes et complémentaires qui apportent toutes des éclairages différents afin de définir la juste valeur d’une entreprise. Il est néanmoins nécessaire de garder à l’esprit que cette dernière obéit à la loi de l’offre et de la demande : une entreprise ne vaut que ce qu’un acheteur ou un investisseur est prêt à accorder !

Elle est donc fortement évolutive dans le temps et dépendante de la conjoncture économique, des liquidités présentes sur le marché et également sensible aux éventuelles incitations fiscales encourageant l’investissement dans les entreprises.

Sur les start-up, la valorisation se fait très souvent à l’intuition, en fonction du rapport de confiance qui se crée entre business angels, fonds d’investissement et entrepreneurs. Outre les prévisionnels financiers et le business model affichés, l’équipe dirigeante reste le premier atout de la société. Les actifs immatériels (brevets, caractère innovant du business model, partenariats, compétences de l’équipe…) seront prépondérants dans l’évaluation de l’entreprise.

Les financements par nature de dépenses 2017-09-08T10:03:17+00:00

Pour obtenir un financement, l’entreprise doit être en mesure de justifier son besoin. De la nature de l’objet ou des dépenses à financer, découlera le financement externe approprié.

Hormis les frais d’installation, spécifiques à l’amorçage, les deux grandes catégories de besoins de financement sont :

  • ceux liés à l’exploitation de l’entreprise. Ils concernent l’activité courante de l’entreprise : stocks, fournisseurs, décalage de paiement des clients… ;
  • ceux correspondant à des investissements (figurant dans les actifs immobilisés) : ces dépenses sont destinées au financement des biens matériels (meubles et immeubles) et immatériels (R&D, site Internet…).
Les stades de développement d’une entreprise 2017-09-07T19:04:42+00:00

Les différents stades de développement d’une entreprise

Les stades de développement des entreprises sont généralement catégorisés de la façon suivante par les sociétés de capital investissement:

Phase
R&D ou pré-amorçage Le concept émerge entre les associés et les fondateur et nécessite des investissements en recherche et développement, pour valider le fait que que le projet soit viable. La structure n’est pas nécessairement crééee.
Amorçage Le concept et le business model sont en cours de test. A l’issue de cette phase, un prototype (produit ou service) est généralement disponible. Le produit ou le service est prêt à être commercialisé
Capital risque (ou venture capital) Les premières ventes ont lieu et l’entreprise fait la preuve du concept. La société doit désormais accroître ses volumes, afin d’atteindre la rentabilité.
Capital développement La société rentabilise un ou plusieurs produits, sur une zone ou un segment, et doit désormais se développer géographiquement ou élargir sa gamme. Elle a besoin de financer: sa croissance interne (augmentation de son besoin en fonds de roulement) ou sa croissance externe (acquisitions de concurrents, brevets…)
Capital transmission L’entreprise est sur le point d’être cédée. Souvent regroupée sous le terme de LBO (Leveraged Buy- Out), ces opérations consistent à vendre l’entreprise à un fonds d’investissement et/ou aux dirigeants de la société en recourant à l’endettement bancaire
Capital retournement La société traverse des difficultés financières et a besoin de fonds propres pour mettre en place un plan de redressement
Les prêts d’honneur 2017-09-07T15:16:02+00:00

Définition des prêts d’honneur pour start-up et PME

Un prêt d’honneur est un prêt sans caution et à taux 0, généralement accordé aux fondateurs ou dirigeants d’entreprise, et non à la société, à la condition toutefois que les fonds soient investis dans la start-up ou la PME. Son remboursement devra ainsi être honoré par la ou les personnes physiques (fondateurs). Chaque emprunteur devra certifier sur l’honneur être en mesure de rembourser cet emprunt.

Avantages et inconvénients des prêts d’honneur

Les prêts d’honneur présentent un double avantage :

ce sont des emprunt sans intérêt. Le montant prêté doit généralement être remboursé en 4-5 ans, avec un différé d’amortissement d’environ un an pour le démarrage du remboursement ;
ils sont accordés sans garantie ni caution. Concrètement, si l’emprunteur ne peut rembourser, les créanciers ne pourront actionner aucun levier pour obtenir le remboursement (pas de saisie des comptes ou des biens propres…).

Ces prêts d’honneur créent un effet de levier, en facilitant l’obtention de financements complémentaires (notamment capital investissement), car ils rassurent les investisseurs sur le sérieux de l’entreprise, la viabilité du projet, et sa capacité à convaincre d’autres professionnels du financement.

Les inconvénients majeurs des prêts d’honneur sont les suivants :

ils sont accordés aux fondateurs, et non à la start-up ou PME. En cas de faillite, les emprunteurs personnes physiques sont donc, en principe, encore redevables du prêt, même si l’organisme qui l’a délivré n’a aucun recours contre eux ;
d’un montant moyen de 7.500€, les prêts d’honneur oscillent généralement entre 2K€ et 20K€ par porteur de projet. Généralement, le montant total de prêt pour une même start-up ou PME ne pourra dépasser 60K€, quel que soit le nombre de fondateurs ;
le processus et les délais d’obtention des prêts d’honneur sont relativement longs.

Les aides et subventions dédiées aux start-ups 2017-09-07T15:40:32+00:00

De nombreux dispositifs ont été créés pour soutenir les start-up, et particulièrement, les entreprises innovantes.

Aides et subventions destinées aux start-up

Les aides et subventions consistent généralement à rembourser une partie des dépenses engagées dans un projet entrepreneurial (ou start-up). Il s’agit très souvent de dépenses de R&D, d’investissement ou de personnel.

Les exonérations fiscales et les crédits d’impôt permettent de réduire les charges sociales, taxes ou impôts à payer par la start-up innovante.

Avantages et inconvénients des aides et subventions pour les start-up

Les avantages des aides, subventions, exonérations fiscales et crédits d’impôt consistent principalement en une augmentation des revenus (crédit d’impôt) ou en un allègement des charges, sans contrepartie financière (intérêts) ou ouverture du capital (dilution).

Cette source de financement engendre un effet de levier, en facilitant l’obtention de financements complémentaires (notamment capital investissement), car ils rassurent les investisseurs sur le sérieux de l’entreprise et son caractère innovant, dans le cadre d’un crédit d’impôt recherche, notamment.

Ces aides et subventions ne sont néanmoins pas accessibles à toutes, mais généralement réservées aux entreprises innovantes, créatrices d’emploi, ou à celles positionnées sur des secteurs d’activité en déclin, que le gouvernement souhaite préserver.

Leur obtention nécessite souvent un travail relativement long et donc coûteux :

  • en amont : dossier de candidature, échanges avec l’organisme subventionneur…
  • en aval : suivi des dépenses, reporting sur l’avancement du programme de recherche et développement (R&D)…

Une fois la subvention accordée, le déblocage des fonds peut également s’avérer relativement long (plusieurs mois).

Les subventions ne sont souvent autorisées que si l’entreprise dispose d’un montant de fonds propres minimum. Elles obligent donc souvent le dirigeant à trouver des investisseurs et à procéder à une augmentation de capital ou à bloquer un montant en compte courant d’associés, avant de pouvoir en bénéficier.

Les prêts bancaires 2017-09-08T10:01:17+00:00

Les prêts bancaires peuvent être octroyés à la personne physique ou à la société. Ils sont assortis d’intérêts, dont le taux est à négocier avec l’établissement bancaire.

Avantages et inconvénients des prêts bancaires

Les principaux avantages des emprunts bancaires sont les suivants :

  • pas de risque de dilution du capital et d’une prise de contrôle de la société par de nouveaux associés, via une augmentation de capital
  • l’obligation de rembourser l’emprunt rassure les associés (ou futurs investisseurs) non dirigeants. En effet, le nécessaire paiement des échéances oblige les dirigeants à la prudence et à modérer leurs investissements,
  • déductibilité fiscale des intérêts.

Les inconvénients majeurs des prêts bancaires sont les suivants :

  • l’emprunt bancaire est davantage exposé aux coûts d’agence que le financement interne (versement d’un taux d’intérêt, nécessité de suivre la trésorerie de façon plus rapprochée),
  • il peut faire peser un risque de non-remboursement à l’entreprise, pouvant la conduire au dépôt de bilan,
  • l’obtention d’un prêt en phase d’amorçage pour une start-up ou en cas de difficultés financières est quasiment impossible,
  • les prêts sont généralement assortis de cautions personnelles, faisant peser le risque que le créancier vienne chercher le remboursement de l’emprunt, en cas d’impossibilité de paiement de la part de l’entreprise, sur le patrimoine des fondateurs-dirigeants.
Prêt d’honneur Prêt bancaire
Sans intérêt Avec intérêt
A la création ou reprise de l’entreprise A tout moment
Sans caution Généralement avec caution
Versé aux fondateurs Versé aux fondateurs ou à la société
Durée entre 2 et 5 ans Toutes durées

 

Pour quel type de prêt bancaire opter ?

Il existe une très grande variété de prêts, qui dépendent de l’objet à financer et de la structure de l’entreprise (âge, existence d’historique de comptes…).

Durée des prêts aux entreprises

La durée du prêt accordé à la société découlera du besoin à financer.

Durée Objet à financer
<1an Besoins de trésorerie limités dans le temps, stocks, délai de fabrication, délai de paiement consenti aux clients
1-5 ans Besoins durables: R&D, acquisition de matériel (ex.machines, véhicules)…
Capital risque (ou venture capital) Fonds de capital risque, « corporate venture », et plus rarement les « partenaires industriels »
>5 ans Achat immobilier essentiellement ou autres actifs durables dans le temps
Les étapes de la levée de fonds 2017-09-07T15:44:56+00:00

La présélection

Beaucoup de dossiers sont refusés en amont par les réseaux de business angels et les fonds d’investissement, après une lecture brève de l’executive summary envoyé par l’entreprise. Si le projet est présélectionné, l’entrepreneur ne doit pas non plus crier victoire, car les risques d’échec par la suite sont encore importants.

Le pitch

Le porteur de projet devra « pitcher », c’est-à-dire présenter succinctement son entreprise oralement devant les investisseurs. Dans les réseaux de business angels, lors de la première rencontre, il n’a généralement pas plus de 10 minutes pour le faire, mais ce abs de temps est suffisant pour susciter l’envie, ou non, chez certains d’entre eux de poursuivre l’analyse de l’entreprise.

Chez les fonds d’investissement, le format d’entretien est assez variable. Certains préfèrent d’abord une rencontre un peu informelle, surtout destinée à juger l’équipe, tandis que d’autres rentreront immédiatement dans le vif du sujet, en posant des questions très précises sur le business model et le business plan.

La due diligence ou instruction du dossier

S’ils décident de poursuivre, les investisseurs procèderont alors à leur due diligence, sorte d’enquête et analyse consistant à analyser si les dires de l’entrepreneur sont justifiés. Ils étudient le potentiel de marché, le caractère innovant et viable du positionnement de l’entreprise, épluchent les états financiers et prévisionnels, les contrats existants, la technicité des produits ou des services, et surtout jugent l’équipe, son expérience et sa capacité à mener un projet à bien.

Des délais relativement longs

Toutes ces étapes, allant de l’envoi du dossier et la formulation d’une intention d’investissement par les business angels, peuvent s’étaler sur un laps de temps relativement long, entre 2 et 6 mois. Cette durée varie en fonction de la réactivité des différents intervenants, de la rapidité à trouver un accord sur le montant de la valorisation (suite à son évaluation d’entreprise), de l’engouement suscité auprès des investisseurs et enfin du calendrier fiscal.

Les business angels ont tendance à réaliser leurs investissements dans les start-up au moment des échéances fiscales : en décembre pour l’impôt sur le revenu et en juin, pour l’impôt de solidarité sur la fortune.

Les fonds d’investissement mettent également aussi du temps avant de prendre leur décision. Certains disposent d’un calendrier précis pour investir les liquidités qu’ils ont collectées auprès de leurs clients. S’il leur reste de l’argent disponible à placer rapidement et qu’un projet les intéresse, ils auront tendance à se montrer plus réactifs. D’autres, n’ayant pas terminé eux-mêmes leur propre levée de fonds auprès de leurs clients, seront moins pressés à investir. Ils se doivent toujours d’être en veille sur les tendances de certains marchés, et de connaître les start-up les plus innovantes du moment, même si leurs capacités d’investissement sont temporairement très limitées. Il n’est alors pas rare de voir des fonds d’investissement prendre contact avec certaines start-up ou PME, les rencontrer à plusieurs reprises, leur demander toujours davantage de documents et d’informations précises, alors même qu’ils savent depuis le début ne pas pouvoir y investir.

Quand procéder à une levée de fonds? 2017-09-07T14:42:09+00:00

Il est primordial pour une start-up ou une PME de ne pas attendre d’être à court de liquidités pour aller chercher des financements. Lorsque la trésorerie représente moins de 6 mois de dépenses, il est urgent de s’en préoccuper.

Prendre en compte la lenteur du processus de levée de fonds

La start-up ou la PME peut rarement compter sur les aides et subventions pour subvenir à ses premiers besoins ou pour faire face à un besoin de trésorerie urgent. Les délais d’octroi sont en effet trop longs et l’entreprise risque de ne pas survivre jusqu’à l’obtention effective de ces fonds.

Une levée de fonds quand la société n’en a pas besoin

L’urgence fait également fuir banquiers et investisseurs. Très frileux, ils accepteront rarement de financer une société au bord du dépôt de bilan.

Il est alors préférable de lever des fonds lorsque la société n’a pas besoin de cet argent pour survivre. Dans l’optique d’une levée de fonds, la valorisation de l’entreprise sera également plus facile à négocier et permettra aux associés de ne pas trop se diluer. Il est alors essentiel d’avoir une évaluation d’entreprise pertinente.

Avant d’investir, les investisseurs réalisent généralement un « crash test », qui consiste à simuler un décalage de revenus de plusieurs mois et ce, combiné à des dépenses plus importantes que prévues. Ils analysent ensuite le niveau de trésorerie en résultant. Si l’entreprise n’a que quelques mois de trésorerie, ces investisseurs risquent de revoir l’évaluation de l’entreprise à la baisse, voire de ne pas investir du tout.

Business angels, fonds d’investissement et love money 2017-09-07T16:14:40+00:00

Différentes formes d’augmentation de capital de l’entreprise coexistent. En fonction du stade de développement, elles sont alternativement faites par les « family & friends » (ou « love money »), business angels ou fonds d’investissement.

On utilise alternativement les termes d’investissement en capital, d’investissement en fonds propres, de prise de participation, d’investissement en capital ou de levée de fonds pour caractériser cette forme de financement.

Stade de développement et fonds levés auprès des investisseurs .

Généralement, plus le stade de développement de la société est avancé, plus les levées de fonds sont importantes. ll est recommandé de retarder au maximum l’entrée d’investisseurs au capital afin de pouvoir montrer que l’entreprise a réalisé des « choses concrètes » et de pouvoir négocier une valorisation acceptable (suite à une évaluation de l’entreprise) et limiter la dilution des fondateurs. A part pour la love money et des sociétés hautement technologiques dont une partie de la R&D peut parfois être financée par des business angels ou des partenaires industriels, il est essentiel d’avoir un produit ou un service prêt à être commercialisé. Il est également fortement conseillé d’avoir déjà signé quelques contrats avec des clients.

Phase Financement
R&D ou pré-amorçage Love money (family and friends) ou subventions. Pour les startup technologiques ou innovantes, des financements peuvent être apportés par les laboratoires publics ou les grands groupes
Amorçage Business angels ou fonds d’amorçage
Capital risque (ou venture capital) Fonds de capital risque, « corporate venture », et plus rarement les « partenaires industriels »
Capital retournement Fonds de retournement ou partenaires industriels
Capital développement / transmission Fonds spécialisés dans le capital development, les LBOs ou la transmission. De grandes entreprises ou partenaires industriels peuvent également entrer au capital.
La love money 2017-09-08T10:02:11+00:00

Il s’agit généralement de la première augmentation de capital et du premier stade de financement des start-up, généralement trouvé auprès du cercle de connaissances le plus proche de l’entrepreneur (« family & friends »). Cette levée de fonds se fait généralement sans intermédiaire, c’est-à-dire sans leveur de fonds, puisque les entrepreneurs n’ont pas besoin de conseil ni d’assistance dans la recherche d’investisseurs à ce stade.

Les fonds levés sont généralement inférieurs à 100K€ et correspondent à une évaluation relativement faible de l’entreprise, puisque l’investissement est réalisé très tôt dans la structure.

Cette levée de fonds est destinée à financer les premières dépenses de l’entreprise : R&D, stocks, besoin en fonds de roulement…

Ils sont souvent le reflet d’un double intérêt de la part des investisseurs :

  • aider des proches dans leur aventure entrepreneuriale
  • bénéficier d’un avantage fiscal.

En effet, les particuliers qui investissent dans les start-up peuvent, sous certaines conditions, réduire leurs impôts.

Etant donné le stade très précoce de développement de l’entreprise, le risque d’investir à ce moment dans une entreprise est assez élevé et témoigne souvent d’une intention bienveillante de la part des investisseurs. Il faut néanmoins prévenir les éventuels achoppements avec ces futurs associés en précisant avant leur investissement en capital les règles du jeu qui prévaudront (fréquence de reporting, types de décisions devant être soumises à l’approbation des associés, règles liées au vote…).

Un pacte d’actionnaires est rarement rédigé à ce stade, au regard des faibles montants levés et des liens unissant les associés. A défaut de pacte d’associés, les règles de gouvernance et de contrôle de capital devront être précisées dans les statuts de l’entreprise.

Les business angels 2017-09-08T10:04:12+00:00

Il s’agit généralement de la première augmentation de capital et du premier stade de financement des start-up, généralement trouvé auprès du cercle de connaissances le plus proche de l’entrepreneur (« family & friends »). Cette levée de fonds se fait généralement sans intermédiaire, c’est-à-dire sans leveur de fonds, puisque les entrepreneurs n’ont pas besoin de conseil ni d’assistance dans la recherche d’investisseurs à ce stade.

Les fonds levés sont généralement inférieurs à 100K€ et correspondent à une évaluation relativement faible de l’entreprise, puisque l’investissement est réalisé très tôt dans la structure.

Cette levée de fonds est destinée à financer les premières dépenses de l’entreprise : R&D, stocks, besoin en fonds de roulement…

Ils sont souvent le reflet d’un double intérêt de la part des investisseurs :

  • aider des proches dans leur aventure entrepreneuriale
  • bénéficier d’un avantage fiscal.

En effet, les particuliers qui investissent dans les start-up peuvent, sous certaines conditions, réduire leurs impôts.

Etant donné le stade très précoce de développement de l’entreprise, le risque d’investir à ce moment dans une entreprise est assez élevé et témoigne souvent d’une intention bienveillante de la part des investisseurs. Il faut néanmoins prévenir les éventuels achoppements avec ces futurs associés en précisant avant leur investissement en capital les règles du jeu qui prévaudront (fréquence de reporting, types de décisions devant être soumises à l’approbation des associés, règles liées au vote…).

Un pacte d’actionnaires est rarement rédigé à ce stade, au regard des faibles montants levés et des liens unissant les associés. A défaut de pacte d’associés, les règles de gouvernance et de contrôle de capital devront être précisées dans les statuts de l’entreprise.

Le capital investissement 2017-09-07T15:49:57+00:00

Définition

Par capital investissement, on entend toute entrée d’un nouvel associé au capital d’une société, par le biais d’une levée de fonds. Il peut s’agir d’une personne physique ou d’une personne morale (entreprise…).

Les inconvénients du capital investissement

Les principaux inconvénients d’une émission d’actions au profit de nouveaux associés (ou levée de fonds, ou augmentation de capital) sont : l’asymétrie d’information et la dilution des associés existants.

Si l’augmentation de capital est de montant conséquent, l’asymétrie d’information s’assortira d’une obligation pour la PME de produire des reporting fréquents sur son activité et de soumettre un certain nombre de décisions au vote des associés. Les dirigeants auront donc tendance à voir l’étendue de leur pouvoir réduite. En outre, ces engagements vont forcer l’entreprise à se structurer, sur plan financier et comptable, notamment en recrutant un comptable à temps partiel, pour produire les états financiers régulièrement. Cette démarche est, à terme, bénéfique pour l’entreprise, puisqu’elle la force à davantage de rigueur dans sa gestion administrative, financière et stratégique, mais, à un stade d’amorçage, cela peut engendrer perte de temps et coûts considérables.

Les frais liés à l’augmentation de capital ne sont pas non plus négligeables : frais juridiques (rédaction du pacte d’associés, modification des statuts..), éventuelles commissions versées à des sociétés de conseil en levée de fonds (ou leveur de fonds) ou à des associations de business angels, rémunération des fonds d’investissement

Les principaux avantages du capital investissement

Augmenter ses fonds propres, par le recours à des investisseurs externes, permet néanmoins d’assurer le financement de la croissance de l’entreprise et d’accéder à des montants levés souvent plus élevés et pérennes que par le biais des banques seules. Ils peuvent également créer un effet de levier, en offrant à l’entreprise la possibilité d’accéder à d’autres financements, comme les emprunts bancaires et subventions, car ils rassurent sur la solidité financière de l’entreprise.

Les fonds d’investissement 2017-09-08T10:04:55+00:00

Les fonds d’investissement sont des sociétés qui prennent des participations au capital d’entreprise pour le compte de leurs clients (particuliers, family offices, insitutionnels…).

Les différentes typologies de fonds d’investissement

Les fonds d’investissement peuvent être généralistes ou se concentrer sur certains secteurs. Ils sont généralement axés sur un stade de développement de l’entreprise précis. Peu de fonds d’investissement interviennent auprès de start-up en phase d’amorçage ou de capital risque. L’essentiel d’entre eux se concentre sur le capital développement, considéré comme moins risqué, puisque les entreprises sont déjà a priori rentables et ont plusieurs années d’ancienneté.

Un petit nombre de fonds d’investissement s’est positionné sur le retournement, destiné aux entreprises connaissant des difficultés financières importantes. Les fonds d’investissement en capital risque sont également souvent appelés « VCs » (Venture Capitalists) ou « capitaux-risqueurs ».

Les fonds d’investissement doivent eux-mêmes lever des fonds…

Les fonds d’investissement doivent eux-mêmes lever des fonds avant de les investir dans des entreprises. Ces fonds proviennent :

  • des investisseurs institutionnels : banques, assurances, caisses de retraite agissant via des Fonds communs de placement à risque (FCPR) ;
  • des particuliers, qui, au lieu de financer directement une PME ou via une holding d’animation, souscrivent des parts de Fonds d’investissement de proximité (FIP), ou de Fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI).

Une forte sélection exercée par les fonds d’investissement avant d’investir dans une entreprise

Les fonds d’investissement sélectionnent peu de dossiers. Leur investissement minimum, pour les start-up en amorçage, est généralement de 200K€, même si, en réalité, ils sont très peu nombreux à regarder les dossiers dont le besoin en financement est inférieur à 1M€. Ceci est en grande partie lié au fait que le temps passé à analyser un dossier, puis à suivre l’investissement, est quasi-identique, que le montant soit de 100K€ ou de 5M€. On comprend aisément que les investissements à faible « ticket » (ou montant) soient moins rentables et donc moins recherchés par les fonds d’investissement.

La rémunération des fonds d’investissement

Les fonds d’amorçage se rémunèrent essentiellement sur la plus-value qu’ils auront, le cas échéant, réalisée lors de la vente de leurs actions, après plusieurs années. En revanche, les fonds de capital développement s’attendent à percevoir des dividendes régulièrement.

En outre, tous les fonds d’investissement prélèvent des commissions annuelles, au titre de la gestion qu’ils assurent au niveau de l’entreprise (management fees), ces derniers siégeant quasi-systématiquement au conseil d’administration de la société. Certains prélèvent également des commissions, à leur entrée au capital, au titre des frais de due diligence engagés.

Le crowdfunfing 2017-09-08T13:19:05+00:00

Sous l’impulsion du phénomène grandissant aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, des acteurs français se sont lancés sur le marché du « financement peer-to-peer » (P2P), crowdfunding ou « finance participative ».

Le « P2P », littéralement « financement entre pairs », et le crowdfunding (« financement par la foule ») consistent à récolter, grâce à internet (plateformes, réseaux sociaux d’investissement…), des petites sommes d’argent auprès de nombreux particuliers, qui sont ensuite investies dans des projets définis.

Ce modèle se caractérise par la possibilité pour l’épargnant de choisir la destination finale de son épargne. Le crowdfunding permet de financer tous les domaines de la création : la musique, l’édition de livres et de BD, les films, les jeux vidéo, les logiciels, mais aussi la création d’entreprise. Les start-up et PME peuvent ainsi lever des fonds auprès de certains sites de crowdfunding. Sans intervenir comme un véritable leveur de fonds, puisqu’elles conseillent peu les entrepreneurs sur leur stratégie de levée de fonds et sur leur façon de présenter leur projet (business plan, business model…), ces plateformes peuvent constituer un bon levier pour compléter des tours de table.

La multiplicité des internautes, aux expériences, préférences et expertises variées, permet, par le biais de leurs votes ou de la sélection qu’ils font indépendamment des autres, de faire émerger les meilleurs projets.

Pour le moment, le nombre de projets financés et les levées de fonds sont encore faible. La tendance est néanmoins à une accélération assez rapide, tant en montant qu’en volume.

Chiffres de marché

Selon une étude de la World Bank Report , l’ensemble des plateformes mondiales de crowdfunding a levé 34 Mds$ en 2016, cette étude indique que ce montant atteindra 93 Mds$ d’ici 2025 .

En France, selon le Baromètre du Financement participatif, 296,8M€ ont été levé via les plateformes de crowdfunding en 2015, et environ 60 plateformes de crowdfunding sont crées en France chaque année.

 

Préparer la cession d’entreprise 2017-09-08T10:06:06+00:00

La cession d’entreprise est une étape cruciale. Afin de la réaliser dans les meilleurs conditions, il est conseillé au dirigeant de se préparer longtemps avant le lancement de son projet, notamment en s’interrogeant sur les sujets suivants:

Céder son entreprise, dans quel but ?

Le dirigeant doit déterminer les raisons qui l’incitent à céder sa société mais également réfléchir à ses projets futurs, tant au niveau professionnel que personnel.

Cette réflexion lui permettra d’avoir une meilleure visibilité sur ses priorités, notamment d’un point de vue patrimonial et fiscal :

  • céder son entreprise pour partir à la retraite : dans ce contexte, les principaux objectifs du dirigeant sont de maximiser le prix de cession de son entreprise et d’optimiser sa fiscalité immédiate et à venir (tout au long de sa retraite) ;
  • céder son entreprise pour se lancer dans une nouvelle aventure entrepreneuriale (création ou reprise d’entreprise). Ici, le dirigeant souhaite maximiser le prix de cession de l’entreprise pour financer le développement de son nouveau projet, et si possible, sécuriser une partie de son patrimoine.
  • transmettre progressivement le contrôle de son entreprise pour y conserver une activité professionnelle. Le dirigeant souhaite à la fois sécuriser une partie de son patrimoine en cédant une partie de ses titres et conserver son activité professionnelle actuelle.

Son projet défini, le dirigeant pourra alors déterminer la, ou les catégories d’experts qui l’accompagneront dans la conduite de la cession de l’entreprise (conseil en cession de PME, avocat en droit des affaires, conseil en gestion de patrimoine, fiscaliste, notaire…)

Céder sa société, à quel moment?

Le dirigeant doit s’assurer que le moment choisi pour céder l’entreprise est pertinent, notamment au regard des points suivants :

  • actionnariat : Si la société est détenue par plusieurs actionnaires, le dirigeant doit s’assurer que 100% des titres de la société sont effectivement à vendre et qu’il n’existe pas d’actionnaire minoritaire, qui, pour une raison ou une autre, ne souhaiterait pas céder ses titres. En effet, certains acquéreurs renoncent à l’acquisition d’une entreprise dès lors qu’ils n’ont pas la possibilité d’acquérir 100% du capital d’une entreprise ;
  • perspectives financières : afin d’avoir une évaluation d’entreprise la plus élevée possible, le dirigeant préfèrera vendre sa société dans un contexte économique qui lui est favorable, notamment en termes de perspectives de croissance de chiffre d’affaires et de rentabilité ;
  • revue des risques internes à la société : avant de lancer son projet de cession, le dirigeant doit répertorier l’ensemble des évènements susceptibles d’affaiblir la situation de l’entreprise. Ces évènements incluent : les licenciements prévus ou en cours, un avis de contrôle fiscal, l’arrivée à échéance d’un contrat avec un client significatif …;
  • réglementation : le dirigeant doit vérifier qu’aucun changement de règlementation n’est envisagé ou en cours pour le secteur d’activité de sa société, tant au niveau national qu’européen. Un changement de règlementation pourrait soit menacer la situation de l’entreprise et remettre en cause l’opération soit réduire significativement la valorisation de la société ;
  • administration : préalablement au lancement de son projet de cession, le dirigeant doit s’assurer que la société est parfaitement en règle dans ses démarches administratives, notamment dans les domaines suivants :
      • fiscaux : dépôt des déclarations, règlement des impôts à jour…;
      • sociaux : démarches relatives à l’élection des délégués du personnel, existence du règlement intérieur, mise à jour du registre du personnel…;
      • comptables : vérifier que la comptabilité est à jour, en particulier pour le montant des dotations aux amortissements et provisions ;
      • juridiques : vérifier que les procès-verbaux, les feuilles de présence et les contrats sont bien signés, en particulier les contrats avec les principaux clients et fournisseurs.

Une bonne préparation permettra au dirigeant de limiter les imprévus de dernière minute et de mettre en confiance les acquéreurs potentiels vis-à-vis de sa société. Cette préparation est une condition sine qua non pour optimiser la durée du processus et maximiser le prix de cession.