2015 : Une année record pour les fusions et acquisitions

Thomson Reuters a calculé un volume cumulé de transactions de quelque 4 600 milliards de dollars en 2015. C’est 41% de plus qu’en 2014 et c’est supérieur à l’activité de 2007, une année pourtant restée dans les annales pour son nombre d’opération d’acquisition et de cession juste avant la crise financière.

Ce mouvement de hausse est porté par deux lames de fonds. C’est d’abord l’abondance d’argent qui a facilité les opérations de reprise d’entreprise. Les liquidités déversées par les banques centrales ont permis aux entreprises d’emprunter beaucoup et pour peu cher. Mais cela a aussi soutenu les cours de bourse, et donc les valorisations des actions éventuellement utilisées pour payer des acquisitions. Un contexte qui a autant servi les industriels, les fonds d’investissement et les cabinets de conseil en fusions et acquisitions toujours très actifs. L’autre clef des opérations réalisées est stratégique. Si la planète finance a été dopée par les politiques des banques centrales, la réalité du terrain est souvent moins favorable. La croissance mondiale a connu des jours meilleurs, et elle est inégalement répartie. C’est donc par la croissance externe que les grands groupes vont souvent chercher un supplément d’activité qu’ils peinent autrement à trouver.

Source : Le figaro – Economie – Lundi 28 décembre 2

By |2017-09-12T17:45:35+00:00janvier 14th, 2016|Acquisition, Actualités|