Défiscaliser via l’investissement dans les PME et start-ups : plus que quelques jours

Retour sur les FIP / FCPI

Plusieurs sociétés de gestion proposent aux particuliers d’investir dans des fonds permettant de déduire leurs investissements de leur impôt sur le revenu avant le 31 décembre.

Les FIP (Fonds d’investissement de proximité) et les FCPI (Fonds commun pour l’innovation) investissent généralement dans 10 à 20 entreprises. D’un fonds à un autre, la maturité des entreprises varie fortement : certains placent les fonds récoltés dans de l’amorçage, soit la phase de lancement d’une start-up, pour espérer en tirer des rendements supérieurs, tandis que d’autres choisissent de limiter le risque, en ne misant que sur des PME déjà établies.

Ces fonds réalisent soit un investissement direct en capital dans les entreprises, soit souscrivent à des obligations, soit combinent les deux. La durée de détention des titres est généralement de 5 ans minimum, condition sine qua non à l’obtention de l’avantage fiscal.

Quelles réductions fiscales ?

Pour l’impôt sur le revenu, la réduction d’impôt s’élève à 18 % du montant investi. L’investissement total ne peut dépasser 12.000 euros pour une personne seule ou 24.000 euros pour un couple (mariage ou pacs) pour chaque type de placement (FIP ou FCPI). En cumulant FIP et FCPI, les contribuables peuvent ainsi bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu maximale de 4.320 euros (ou 8.640 euros pour un couple).

Les FIP corses bénéficient d’une réduction majorée (38 % du montant, dans la limite de 9.120 euros pour un couple).

Attention au plafonnement des niches fiscales

Les réductions fiscales par ménage ne peuvent dépasser 18.000 euros (10.000 euros en 2013), plus 4 % du revenu net de ce foyer fiscal. Les FIP et les FCPI rentrent dans cette assiette.

Risques et rendement

Le capital placé par les particuliers n’est jamais garanti : le risque de tout perdre est élevé, mais les espoirs de gains également. Certains FCPI ont affiché des rendements de + 50% (hors avantage fiscal) sur 8 ans, tandis que d’autres ont enregistré de lourdes pertes, allant jusqu’à – 60% (hors avantage fiscal).

La fiscalité reste également avantageuse à la revente des titres, puisqu’aucune taxe sur les plus-values n’est due. Seuls les prélèvements sociaux sont imputés (15,5%).

Pour davantage de renseignements sur les performances : www.fip-et-fcpi.com.

By |2017-09-13T14:47:22+00:00décembre 21st, 2012|Actualités, Fiscalité|